dimanche 28 mai 2017

Symphonie champêtre

Chut ! le soleil levant annonce ses lueurs et perce l’obscurité

Ses rayons givrés soudain inondent l’étang

La prairie, attentive, se tait,

Les sous-bois se parsèment d’alternances claires et obscures

La famille canard dort encore, sagement lovée dans l’herbe touffue

Dans le ciel les hirondelles matinales virevoltent une danse effrénée

Attention, une escadre blanche approche sur l’étang : juste éveillée, la famille cygne vogue en bataille, porte-avion maman en tête suivie des petits signaux tandis que le père destroyer veille à distance

Une oie salue le soleil en bréant tandis que messire le héron, immobile, guette son petit-déjeuner

Orly tout proche s’éveille et bruit du vacarme des décollages

Le ciel s’irise des trainées blanches des avions en fuite

Un vol bigarré de perruches me survole en pépiant et se pose sur un aulne voisin

Perchés sur les cimes, deux corbeaux vigilants surveillent les haies d’ajoncs qui gardent l’étang de leurs lances acérées

Les premiers joggers entament leur course et testent leur souffle

Mais le ciel s’assombrit, une cohorte de lourds nuages gris portés par le vent accourt de l’horizon

La pluie abreuve la terre, égaye la vie puis se tait

Les cris des oiseaux renaissent et s’unissent en un immense opéra champêtre

Tout va bien...

dimanche 30 avril 2017

Marine ; expliquez-vous !

Actualité : Second tour des élections présidentielles :Marine LE PEN annonce renoncer à la sortie de l’Euro (30 Avril 2017)

Constatant que les français sont en grande majorité inquiets de la sortie de l’Euro et de l’Europe projetée, Marine LE PEN annonce ce Dimanche qu’elle renonce à sortir de l’Euro, prévoyant l’instauration de deux monnaies, l’Euro pour les grandes entreprises, le Franc pour la vie courante.

Attention, clarifions... 

Tout le programme de restauration de l’économie du FN repose sur la sortie de l’Europe : la fermeture des frontières, la préférence nationale, le remplacement des subventions européennes par des subventions internes françaises, l’abandon des directives et normes européennes superfétatoires...

Mais si on conserve l’Euro, même partiellement, c’est qu’on conserve le système financier associé et donc l’Europe.


C’est compliqué la politique lorsqu’on veut absolument être élu...

samedi 29 avril 2017

Second tour des élections présidentielles : La France à la croisée des chemins

La France est dans l’attente du second tour des élections présidentielles : va-t-elle virer Front National et quitter l’Europe ou poursuivre une route que certain estiment condamner les français d’« en bas » à la pauvreté et au chômage, à force de délocalisations et de concurrences sauvages ? Tout paraît calme. On sent une certaine angoisse des deux côtés. La France s’est rarement trouvée face à un tel choix entre deux destins opposés...

A vrai dire, la situation apparaît inextricable :

Il est clair, et il est difficile de comprendre que les partisans de la sortie de l’Europe ne le comprennent pas, que, dès sa sortie de l’Europe, le France ne sera plus, avec ses 2 000 milliards de dette, qu’un fétu de paille pris dans la tornade du monde financier international et deviendra la nouvelle Grèce, avec son écroulement économique, la vente aux créditeurs des bijoux de famille, la dégringolade des salaires et des retraites... Notre économie reposant sur des emprunts permanents, peut-on croire un seul instant que nos créditeurs nous laisseront tranquilles alors que nous n’aurons plus le support arrière de l’Europe et de l’Euro ? Qui peut croire cela ?

D’un autre côté, il est aussi clair, et il est aussi difficile de comprendre que les partisans du statu quo ne le comprennent pas, que les ouvriers, cadres, commerçants, agriculteurs... en ont marre du chômage et des années de disette sans fin alors qu’ils voient la « France d’en haut » prospérer et les politiques s’adjuger avantages et prébendes. Comment ne pas comprendre qu’ils ont de bonnes raisons d’en vouloir aux politiques et de vouloir changer de voie, et aussi qu’ils n’ont plus grand chose à perdre ?
Il serait temps de revenir à la raison, que les politiques et notamment Emanuel MACRON, comprennent qu’il faut changer de langage, qu’il faut montrer clairement les risques de la sortie de l’Europe et qu’il faut aussi montrer de l’empathie pour la « France d’en bas » et lui montrer clairement qu’on prend en compte ses problèmes, autrement que par des déclarations économiques resassées depuis des années et auxquelles elle ne croit plus.
Redevenons concrets, que diable !

Le Vilain Petit Canard


vendredi 27 janvier 2017

Alléluia, Donald Trump est arrivé !

Actualité : Donald TRUMP, élu le 20 Janvier 2017, a immédiatement engagé ses projets : construction du mur avec le Mexique, démantèlement de l’OBAMACare assurant des soins aux plus pauvres, dénonciation des accords commerciaux internationaux liant les Etats-Unis, arrêt de financement de l’Agence pour l’environnement, attaque de l’Europe et soutien au BREXIT, critiques tout azimut de la presse, condamnation de l’IVG, etc, etc...

Sur l’air de « Michael est arrivé » (chanson scout)

Donald Trump est arrivé, Alléluia ! 
Donald Trump est arrivé et il veut tout changer
Les mexicains il veut pourchasser, Alléluia ! 
Les femmes il veut aliéner, Alléluia ! 

La terre entière il veut polluer, Alléluia ! 
Le gaz de schiste il veut exploiter, Alléluia !
Le charbon il veut consumer, Alléluia ! 
La torture il veut encourager, Alléluia ! 

Les pauvres il ne veut pas soigner, Alléluia ! 
Et les noirs il veut décimer, Alléluia ! 
La presse et la vérité sont ses ennemies
Wall Street est sa chérie, Alléluia ! 

Donald Trump est arrivé, Alléluia ! 
Il en veut à l’humanité, Alléluia ! 
Et à sa perte veut la mener, Alléluia !  
Donald Trump est arrivé, mais c’est un crétin !

Le Vilain Petit Canard

vendredi 20 janvier 2017

Les failles de la démocratie : du populisme à la guerre

Actualité du 20/01/2017 :
le populiste Donald TRUMP accède aujourd'hui à la présidence des Etats-Unis.

On dit souvent que la démocratie et le moins mauvais des régimes, et cela notamment parce qu’elle donne régulièrement la parole aux peuples et permet de se séparer des mauvais dirigeants à l’élection suivante tandis que la dictature est sans bornes.

On constate toutefois de mieux en mieux les limites de cette démocratie :
D’abord la démagogie, qui flatte les votants et leur promet la lune tout en sachant qu’elle ne pourra pas la donner. Nous en avons d’excellents exemples avec le Brexit anglais dont les promoteurs se sont démis dès qu’ils ont été élus et, aujourd'hui, avec l’élection de Donald TRUMP qui a promis des emplois à foison, une préservation des entreprises américaines grâce à un protectionnisme renforcé, un mur pour barrer la route aux migrants mexicains... Mais, face à la complexité et à l’extrémisme de ces différentes mesures, un homme qui n’a jamais géré les affaires publiques risque bien de déchanter, et ses électeurs avec lui.

Cette faille de la démocratie est encore plus grave en temps de crise économique, lorsque les électeurs attendent comme le messie un dirigeant qui redresse la situation. Et lorsque l’élu n’y parvient pas, sa tentation peut être grande de trouver un échappatoire dans un conflit armé, d’autant qu’il a nourri son public d’idées simples et fausses, avec en général un ennemi cause de tout. Hitler et Mussolini en sont des exemples suite à la crise de 1929. Bush également avec sa guerre en Irak pour raison pétrolière......

Méfions-nous, nous sommes actuellement dans de telles circonstances. Nous avons un quartet de dirigeants mondiaux populistes et imbus d’eux-mêmes : Poutine, potentat d’un petit pays sur le plan économique mais aux gros moyens militaires et qui rêve de reconstituer la Russie impériale, Netanyahou, qui veut supprimer le peuple palestinien, Bachar el Assad prêt à tout pour se maintenir et maintenant Trump, milliardaire vindicatif qui veut dominer le monde...

Supposons que ces hiérarques en viennent à s’opposer. Seront-ils capables d’accepter de perdre la face pour sauvegarder la paix ?

L'auteur

Ces articles sont écrits par Christian DOUCET ccdt@cegetel.net